Fête des Garçons du Shishimai

Paravent à quatre feuilles représentant des enfants en costumes traditionnels chinois à l’occasion du kodomo no hi avec une représentation du shishi-mai. Ce paravent présente plusieurs groupe d’enfants, dansant, chantant, jouant du tambour, des cymbales ou du tambourin autour du lion shishi, exécutant le shishi-mai ou danse du lion.
De nombreux jouets traditionnels sont représentés : marionnettes, animaux sur roulettes, chevaux, moulins à vent.

Japon - Edo (1603-1868)
Hauteur 60 cm –4 feuilles de 37 cm soit 1m52 (avec bordures)

Le Japon a une longue tradition de la danse du lion, appelée également shishi-mai. Elle prend son origine en Chine sous la dynastie Tang. Elle est aujourd’hui associée à la naissance de Bouddha. Le temple Todai-ji à Nara conserve le plus vieux masque de lion connu, fait de bois de paulownia et possédant une mâchoire articulée. Cette danse est habituellement exécutée pour le nouvel-an, les danseurs sont accompagnés par des flutes et des tambours. Elle est également utilisée dans des festivals shintoïstes comme une forme de kagura. Des représentations de nô, kabuki et bunraku peuvent inclure le shishi-mai. Le lion japonais possède une tête en bois laqué appelée shishi-gashira (tête de lion) et un corps caractéristique composé de tissu vert avec des dessins blancs. Il peut être manipulé soit par une seule personne soit par plusieurs dont une au moins une manipule la tête. La tête porte parfois des cornes, le faisant ressembler à un cerf (shika). Plusieurs kanji se prononçant shishi peuvent signifier cerf, voire ours sauvage. La danse peut être aussi exécutée par des tigres ou des qilin (kirin). Si cette danse est donnée à l’occasion du nouvel-an, elle peut également être produite pour honorer un invité, ou pour des festivités particulières comme le Kodomo no Hi. Le kodomo no hi est la fête des enfants, en particulier des garçons. Elle a lieu le 5ème jour du 5ème mois. Cette fête d’origine chinoise a été introduite à la cour impériale à l’époque de Nara (VIIIème siècle) et marque le début de l’été. C’est entre l’époque de Kamakura et l’ère Edo qu’elle fut popularisée en tant que fête des garçons. Les familles de samouraïs lui accordaient une grande importance et profitaient de cette occasion pour offrir aux enfants des éléments d’armure. De nos jours cette fête est toujours très populaire. Les familles suspendent des feuilles d’iris et d’armoise à l’entrée des maisons pour conjurer le mauvais sort. Tous les enfants prennent des bains d’iris. Ils dégustent des pâtisseries traditionnelles. Si les enfants ne reçoivent plus d’armure, les familles ayant des garçons exposent une gogatsu ningyo (poupée de mai). Cette fête est également liée à la carpe koï, qui en est devenu le principal symbole par le biais des koï nobori (littéralement bannière carpe), des manches à air en forme de carpes symbolisant la force et la persévérance. Ces rites symboliques permettent de souhaiter aux enfants bonheur et santé ; ils représentent la purification, la croissance, la force et le courage.