Groupe en bronze

Okimono en bronze représentant deux souris sur le marteau de Daï-koku.
L’un des rongeurs se trouve sur le manche tandis que le second se tient debout sur ses pattes arrière en haut du maillet. La signature ciselée sous le manche est réalisée en caractères archaïques tensho que l’on peut lire Anatsu Tanamura.

Daï-koku est un des sept dieux de la bonne fortune d’origine bouddhique. Traditionnellement, il est du type débonnaire et souriant et est représenté occasionnellement avec une face noire. Comme dieu du bonheur, le type de Daï-koku est tout à fait défini : un petit bonhomme trapu, de corps assez gros, planté sur des jambes très courtes, aux yeux malicieux dans une large face souriante avec une courte barbiche en pointe.
Le marteau de Daï-koku, qui est un des attributs distinctifs de ce dieu, est souvent représenté dans l’art japonais ; il est généralement orné, sur ses deux côtés plats, d’un « mitsu tomo-yé », ou d’un dessin représentant le joyau sacré (« tama »). Ce marteau a un pouvoir créateur et procure à celui qui le touche, bonheur et richesses.
Daï-koku est presque toujours accompagné d’une souris blanche, parfois même de plusieurs. Il paraît que la souris, associée aux ballots de Daï-koku, a une signification symbolique : le rongeur attaque les ballots si Daï-koku, dieu des richesses, ne les surveille pas. C’est ainsi que toute richesse acquise réclame une surveillance constante et minutieuse si on veut la conserver.
Japon, époque Meiji (1868-1912) ou Taisho (1912-1926), début XXème siècle
Hauteur : 17,5 cm – Largeur : 33 cm