Inrô à décor de chrysanthèmes

        

Inrô à deux cases en laque noir et décor en hira maki-e et incrustations de nacre sur fond hirameiji (laque noire ornée de paillettes d’or plus ou moins denses mais néanmoins distinctes), représentant un bouquet de chrysanthèmes dans une pochette, un filet à papillon au revers, un papillon en vol de chaque côté. L’intérieur est en laque hirameiji.

Ojime en bronze peint brunie en forme d’ombrelle japonaise (wagasa, 和傘). L’ombrelle est originellement fabriquée en bambou et papier washi, à base de riz. Les Japonais particulièrement soucieux de leur peau, utilisent l’ombrelle pour protéger et conserver un teint blanc. C’est aujourd’hui un objet surtout esthétique. Elle est surtout utilisée lors des mariage, de la cérémonie du thé ou dans les pièces de théâtre de kabuki.

Netsuke en bois représentant un joueur de taiko, le tambour japonais traditionnel, (wadaiko, 和太鼓). Passif, il tient le tambour posé à l’horizontal entre ses mains. Le taiko est connu depuis au moins le VIe siècle, à la fin de la période kofun (250-538 ap. J.-C.). L’origine mythologique de l’instrument est décrite dans le  Nihon shoki (720), le second livre le plus ancien du Japon. La déesse Amaterasu, qui s’était enfermée dans une grotte sous le coup de la colère, a été rappelée la déesse aînée Ame-no-Uzume, alors que d’autres avaient échoué. Ame-no-Uzume parvient à faire sortir Amaterasu, attisée par la curiosité, en vidant un tonneau de saké et en dansant dessus. Le taiko accompagne les cérémonies religieuses et manifestations populaires.

Japon, période Edo (1603-1868)
Hauteur : 5,5 cmLargeur: 7,3 cm