Panier ikebana

Panier à ikebana en vannerie de bambou et de rotin vernis brun foncé de forme carrée aux bords arrondis. Tresses de bambou plus épaisses de part et d’autre de chaque côté ainsi que sur deux des quatre faces dans le prolongement de l’anse. Anse amovible en cinq segments. Pot rond pour accueillir les fleurs.
Accompagné de sa boîte de transport.

Technique de tressage similaire à un panier à ikebana conservé au Musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris : Anonyme, Hanakago Karamono – Utsushi, période Edo-Meiji, XIXe siècle. Bambou, rotin et laque. 51,5 x 26,5 x 17 cm. Inv. 70.2015.40.8.1-3. (MARTIN, Stéphane (et alli.), Fendre l’air. Art du bambou au Japon [cat. exp. au musée du quai Branly – Jacques Chirac, 27 novembre 2018 – 7 avril 2019],  Paris : coédition musée du quai Branly – Jacques Chirac / Skira,  2018, p. 52)

L’ikebana ou Ka-do (la voie des fleurs) est un art traditionnel japonais de composition florale. Contrairement à l’art floral occidental, l’ikebana ne vise pas à mettre en valeur uniquement la beauté des fleurs et l’harmonie des couleurs. Cet art veut valoriser le vase, les tiges, les feuilles, les branches autant que la fleur elle-même.
La structure de l’arrangement floral est axée sur trois symboles : le ciel, la terre et l’humanité.

L’ikebana est une tradition d’art floral qui remonte à plus de treize siècles. Le Japon a reçu l’art floral de la Chine au début du VIIème siècle. La dynastie Tang rayonnait alors sur l’ensemble du monde oriental et les ambassadeurs japonais ramenèrent avec le bouddhisme la coutume des offrandes florales – kuge – aux autels bouddhiques et aux stupa.
L’ambassadeur Ono no Imoko devint le prêtre Senmu et fut le premier au Japon à codifier l’art floral, préférant à l’exubérance confucéenne la sobriété bouddhiste et la rigueur classique du principe trinitaire que l’on retrouve encore aujourd’hui dans beaucoup de bouquets japonais.

Japon – fin époque Edo, début ère Meiji, XIXe siècle
Côté : 21 cm – Hauteur : 19 cm sans anse, 64 cm avec anse