Yatate

Yatate en métal de style inro-gata : l’étui à pinceau, long et fin, est relié par un cordon au compartiment à encre en forme de netsuke. Ces deux éléments ont un décor de glycines (fuji). Originaires de la région de Kansai, elles font allusion à une révélation dans le Man’yoshu, une anthologie de plus de 4 000 poèmes datés d’environ 760, et sont très appréciées pour leur beauté. Symbole de certaines familles nobles, ses longues grappes de fleurs sont réputées capables de chasser les mauvais esprits. Mon de trois clous de girofle (chôji) de type migimitsu chôji tomoe sur le manche de l’étui à pinceau et sur les deux faces du compartiment à encre, utilisé comme netsuke. A la période Heian, il s’agissait d’une épice chère aux propriétés médicinales provenant de Malaisie. Une croyance consiste à en faire brûler pour apporter la bonne fortune.
Ojime rectangulaire avec motifs en filigrane, rappelant un motif floral dans un style abstrait.

Le yatate est un kit d’écriture de voyage, utilisé au Japon de la seconde moitié du XIIIe siècle (période Muromachi, 1333-1568) au début du XXe siècle. Il fait partie, comme l’inrô, des sagemono : chose qu’on peut fixer à l’obi (ceinture). Il est constitué d’un compartiment à encre (sumi tsubo) et d’un étui pour le pinceau. Vers la fin de l’époque Edo (1604-1868), l’étui à pinceau est relié au compartiment à encre en servant également de netsuke afin d’être fixé à la ceinture.
La calligraphie demande beaucoup d’instruments tels le pinceau, la pierre à encre, le godet d’eau, que l’on retrouve dans la boîte à écriture appelée suzuribako. Afin d’être transportable, le yatate a été développé pour les itinérants comme les guerriers, les pèlerins, les voyageurs ou les marchands.

Japon – Ère Meiji (1868-1912)
Étui à pinceau : Longueur 20,5 cm – Diamètre 1,3 cm
Compartiment à encre : Longueur 3,5 cm – Largeur 2 cm – Hauteur 2,8 cm