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Panier à ikebana (hanakago) en vannerie de bambou de forme cylindrique allongée. Accompagné d’un vase en bambou naturel et d’une boîte de transport.

Signé Nakata Kinseki (中田錦石, 1902-1959) sous le panier (錦石作, Kinseki saku, « fait par Kinseki). C’est un disciple de Iizuka Hôsai II (1872-1934). Ce dernier, originaire de la préfecture de Tochigi, a déménagé à Tokyo en 1910 où il a perpétué la tradition familiale de l’art du bambou. Il a formé ses frères ainsi que Nakata Kinseki[1].
Le Metropolitan Museum of Art conserve une de ses œuvres : Nakata Kinseki, Coffre Cérémonie du thé (Tea Ceremony Chest), ère Shôwa, 1940. Bois, bambou et rotin. 41,3 x 39,4 x 26,7 cm. Inv. 2019.425.29a, b.
Boîte de transport avec la signature et le sceau de l’artiste.

L’ikebana ou Ka-do (la voie des fleurs) est un art traditionnel japonais de composition florale. Contrairement à l’art floral occidental, l’ikebana ne vise pas à mettre en valeur uniquement la beauté des fleurs et l’harmonie des couleurs. Cet art veut valoriser le vase, les tiges, les feuilles, les branches autant que la fleur elle-même.La structure de l’arrangement floral est axée sur trois symboles : le ciel, la terre et l’humanité.
L’ikebana est une tradition d’art floral qui remonte à plus de treize siècles. Le Japon a reçu l’art floral de la Chine au début du VIIème siècle. La dynastie Tang rayonnait alors sur l’ensemble du monde oriental et les ambassadeurs japonais ramenèrent avec le bouddhisme la coutume des offrandes florales – kuge – aux autels bouddhiques et aux stupa.
L’ambassadeur Ono no Imoko devint le prêtre Senmu et fut le premier au Japon à codifier l’art floral, préférant à l’exubérance confucéenne la sobriété bouddhiste et la rigueur classique du principe trinitaire que l’on retrouve encore aujourd’hui dans beaucoup de bouquets japonais.

Nakata Kinseki (1902-1959)
Japon – Ère Showa (1926-1989), milieu du XXème siècle
Hauteur : 33 cm – Diamètre : 11,7 cm

[1] Joe EARLE et alli., Baskets. Masterpieces of Japanese Bamboo Art, 1850-2015, éditions Stark Studios Limited , 2017 : p. 474-479 n°203-205, p. 555