Langouste en fer

Langouste en fer articulée.
Très réaliste, elle est constituée de plusieurs éléments individuellement moulés, martelés, sculptés et assemblés afin d’imiter la carapace de la langouste. Les différentes pièces sont assemblées à l’aide de charnières qui permettent une mobilité très réaliste.

Marque Myôchin (明珍) sur le ventre.
Au milieu de la période Edo (1603-1868), la société japonaise devient plus pacifique et la demande d’armures diminue. Certains armuriers commencent alors à produire divers objets en fer, comme les jizai okimono qui sont articulés. C’est le cas de l’école Myôchin, armurerie devenue très réputée pour ce type de confection. Il est raconté que son fondateur est Kinomune Sosuke (紀宗介), qui vécut à l’époque Heian (794-1185) à Kyoto. Mais seul des objets à partir de l’époque de Muromachi (1333-1573) sont attestés. L’école se développe ailleurs au Japon, comme à Edo (act. Tokyo), Himeji, Hiroshima, Kochi, Kanazawa, Fukui, Seidai et Hirosaki.
Le réalisme de la ferronnerie et plus largement du travail de métallurgie s’accru dans la seconde moitié de l’époque Edo. Cependant le développement des jizai okimono est antérieur à cette période. De l’ère Meiji à l’ère Shôwa (1868-1912), les groupes familiaux de Takase Kôzan (高瀬好山) et Tomiki (冨木) de Kyoto ont pris la tête de la production des jizai okimono. Très appréciés à l’étranger, ils deviennent de plus en plus destinés à l’exportation. Ils sont mentionnés dès 1888 dans le magazine français Le Japon artistique de Siegfried Bing.

Le British Museum conserve plusieurs jizai okimono, dont une langouste en fer : Myôchin Muneaki (明珍宗明), Figure articulée (jizai okimono d’une écrevisse (ise-ebi) (sic.),  XVIIIe siècle, fer. Inv. 1937,1218.1
Il en va de même au Musée National de Tokyo : Myôchin Munekiyo (明珍宗清), Jizai okimono (figure articulée) d’une langouste, époque Edo, XVIII-XIXe siècle, fer. Inv. E-20286

Boîte de transport pas d’origine. Elle comportait un objet offert en 1935 comme cadeau commémoratif à l’occasion des quinze ans du premier recensement national, en 1920. Lors des dates anniversaires, il était d’usage d’offrir des cadeaux commémoratifs, aux personnes nommées recenseurs notamment.

Boîte de transport en bois. Un caractère n’a pas pu être identifié.
En haut à droite, la date du cadeau : 昭和十年, Shôwa jû nen, an 10 de l’ère Shôwa -1935-
En haut au milieu, l’occasion : 国勢調査記念, Kokusei chôsa kinen, Commémoration du recensement national
En bas, le lieu où habite le destinataire : 日?村, ? mura, village ?

Japon, école Myôchin – ère Meiji (1868-1912)
Longueur : 20,5 cm antennes repliées