KOBAKO PÊCHE – TAISHŌ
Référence : 2026-1500
Petit kobako en laque maki-e et nashiji prenant la forme d’une pêche, une feuille laquée grise une autre se détachant du pédoncule, laquée noire. La courbure et la couleur, variant du doré sur le dessus, au rouge sur le dessous évoque un fruit bien mur, l’intérieur laqué noir est laqué noir et le rebord est laqué d’une laque or unie.
Depuis la plus haute antiquité la peche revêt une riche symbolique, avant tout en Chine mais aussi au Japon et ailleurs en Asie. Le pêcher est le plus courant, et peut être le plus connu, des symboles chinois de longévité, elle est l’un des attributs traditionnels du dieu de la longévité Sau. Parmi les plantes qui représentent symboliquement les mois de l’année, le pêcher est l’arbre du troisième mois chinois.
Selon les traditions anciennes le bois de pêcher et sa couleur chassaient les démons, ses pétales étaient capables d’ensorceler les humains, et son fruit, les célèbres pêches d’immortalité, venaient à maturité tous les mille ans. D’après la légende, cette plante merveilleuse poussait dans les jardins de la Reine mère de l’Ouest, la déesse des fées, dans les montagnes du Kun lun. Tous les mille ans, lorsque le pêcher merveilleux portait des fruits, la déesse invitait tous les immortels, et célébrait avec eux une grande fête pour partager les pêches de l’immortalité. Mais dans le roman chinois « Le voyage en Occident », il est raconté, qu’un jour, le singe Sun ( le Roi singe ) pénétra dans le jardin de la déesse, et mangea des pêches d’immortalité … bien que les invités soient horrifiés par son acte, Sun devint lui aussi un immortel.
Une signature de Eijiri Bisuke en dessous du kobako ainsi que sur la boite de transport
Japon – ère Taisho (1912-1926)
Hauteur : 3.5 cm – longueur : 7 cm – largeur : 5 cm





















