NETSUKE MANJU CHOSHITSU – EDO
Référence : 2026-1498
Netsuke en bois recouvert de couches de laque rouge et noire sculptées selon la technique du tsuikoku (gravure de laque noire) formant manju et à décors d’une scène d’enfant sous un pin, une serpe à la main droite, s’apprêtant à en couper la branche qu’il agrippe de la main gauche en laque noire sculptée, le tout sur un fond de laque rouge ciselée de motifs géométrique naturalistes.
La technique du tsuikoku est l’une deux variantes principales du chōshitsu (gravure sur laque), la seconde étant celle du tsuishu (gravure de laque rouge). Comme beaucoup de techniques de laquage décoratif, le chōshitsu est issu du génie artistique chinois, et plus spécifiquement de celui des artisans de la dynastie Song (960-1279). Bien que les premières véritables relations commerciales entre le Japon et la Chine furent établies à partir du VIIe siècle, avec la dynastie des Sui (581-618) puis des Tang (618-907), il fallut attendre l’époque de Muromachi (1336-1573) pour que les laques en chōshitsu soient importées en masse parmi les karamono (choses chinoises), dont le shogun Ashikaga Yoshimasa (1436-1490) était l’un des plus grands collectionneurs. Le travail japonais de ces techniques ne prit cependant son envol qu’à partir de l’époque d’Edo (1603-1868), lorsqu’un maître laqueur du nom de Tamakaji Zōkoku (v.1804/1806-1867), né dans la ville de Takamatsu, dans l’actuelle préfecture de Kagawa, au nord de l’île de Shikoku, entreprit d’étudier et de transformer ces techniques selon le goût japonais d’alors.
Provenance : collection de William « Billy » Wilberforce Winkworth.
William « Billy » Wilberforce Winkworth est le fils de Stephen D. Winkworth, lequel fonda l’Oriental Ceramic Society à son domicile, en 1921. Après avoir servi dans l’armée pendant la Première Guerre mondiale, il a rejoint le personnel du BM de 1922 à 1926 sous la direction de R.L. Hobson au département de céramique. Il quitta ce poste pour devenir collectionneur à plein temps et « marchand amateur » ; plus tard, entre 1948 et 1970, il fut catalogueur à temps partiel pour Sotheby’s, où il catalogua des netsuke, des laques et des accessoires d’épée japonais. Il était réputé pour son œil et son expertise, en particulier dans le domaine de la céramique. Il exerça une grande influence sur sa génération de collectionneurs britanniques. Ses quelques publications sont répertoriées dans la nécrologie de John Mallet. Il prend sa retraite sur l’île de Wight en 1972.
Japon – époque d’Edo (1603-1868), XIXe siècle
Hauteur : 2 cm – longueur : 7,5cm – largeur : 2 cm



















